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Mes références à moi

Réviser, c’est se soucier du moindre détail.

Est-ce que je connais tout par cœur? Bien sûr que non!

Je connais évidemment beaucoup de règles de français, mais ce que je connais le mieux, ce sont mes outils de référence. Je sais quel ouvrage consulter pour trouver rapidement la réponse à ma question. Et avec tous les outils électroniques existants, je gagne tellement de temps!

Je vous donne ici mes outils de référence à moi. Pas les outils que tout le monde devrait connaitre, ou ceux qui sont bien faits, ou ceux qui… Je vous présente plutôt les outils que j’utilise au quotidien dans mon travail.



Dictionnaires


Dictionnaire Le Petit Robert de la langue française


Le Petit Bob, je l’adore!

J’y trouve :
  • l’orthographe des mots (incluant l’orthographe traditionnelle et l’orthographe rectifiée),
  • les définitions, 
  • la conjugaison des verbes, à l’occasion.

Je le consulte en ligne, à l’adresse : www.lerobert.com. J’ai choisi l’abonnement en ligne, pour avoir toujours la dernière version du dictionnaire.


Dictionnaire Multidictionnaire de la langue française


Mon Multi, il m’est bien utile pour les subtilités et les cas d’hésitation. Par contre, je ne le consulte pas pour les définitions, car je les trouve trop souvent incomplètes.

J’y trouve :
  • l’orthographe des mots (incluant précisément l’orthographe traditionnelle ou l’orthographe rectifiée),
  • les règles particulières d’accord,
  • les locutions et les expressions figées,
  • les conjugaisons des verbes.

Je le consulte sur le logiciel installé sur mon ordinateur, bien que je n’aie que la version de 2013, 5e édition. En format imprimé, il existe la version de 2015, 6e édition.


Dictionnaire le Trésor de la langue française informatisé


Je consulte le TLF à certaines occasions seulement. Ce n’est pas le premier dictionnaire que j’ouvre.

J’y trouve :
  • les définitions vieillies ou particulières que je ne trouve pas ailleurs,
  • l’orthographe actuelle ou vieillie des mots.

Je le consulte gratuitement en ligne à l’adresse : http://atilf.atilf.fr/.


Dictionnaire Base de données lexicographiques panfrancophone


À l’occasion, j’ai besoin de la BDLP, une base de données liée précisément au français québécois. Elle est bien utile quand je trouve ce que je cherche, ce qui arrive rarement. La base de données est très petite, mais les données sont d’excellente qualité.

J’y trouve :
  • les définitions de mots en français québécois,
  • l’orthographe de mots en français québécois.

Je le consulte gratuitement en ligne à l’adresse : http://www.bdlp.org/.


Logiciel Antidote


Antidote est un incontournable. Vraiment, je ne m’en passerais pas, tant pour les outils que pour le correcteur. Mais attention! Il est primordial de réfléchir avant d’accepter les corrections proposées!

J’y trouve :
  • le correcteur pour :
    • les coquilles
    • l’orthographe traditionnelle ou l’orthographe rectifiée
    • les alertes (qui me font réfléchir sur l’emploi des termes),
  • les définitions (elles sont largement inspirées du Petit Robert),
  • les synonymes et antonymes,
  • les cooccurrences,
  • les conjugaisons (j’adore les tables d’Antidote, faciles à consulter et à adapter à ma phrase).

Je le consulte sur le logiciel installé sur mon ordinateur. J’ai la version 9 (2015), incluant la portion en anglais. Mon seul bémol avec cette version, je trouve que le logiciel est lent.


Grammaires


Grammaire Le Bon usage


Je n’avais pas tendance à chercher d’emblée dans la version imprimée du Bon usage. Je trouvais que c’était fastidieux et je fouillais souvent longtemps avant de trouver ce que je cherchais. Jusqu’au jour où je suis tombée sur la version électronique. Révélation! La recherche par mots-clés est tellement simple. On tape : on trouve. C’est tout.

J’y trouve :
  • les règles de grammaire.

Je le consulte en ligne à l’adresse : http://www.lebonusage.com. J’ai choisi l’abonnement en ligne, pour avoir toujours la dernière version de la grammaire.


Portail de la Banque de dépannage linguistique


La BDL, c’est un excellent moteur de recherche, généré par l’Office québécois de la langue française. Je cherche rarement par l’index thématique ou par l’index alphabétique; je tape plutôt l’objet de ma recherche. Ça me donne souvent le bon résultat rapidement.

J’y trouve :
  • les règles de grammaire simples et plus complexes,
  • les règles typographiques.

Je la consulte en ligne à l’adresse : http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bdl.html.


Guide Le français au bureau


Celui-là, je le consulte par nostalgie. Nous l’avons étudié d’un couvert à l’autre dans un de mes cours universitaires de révision professionnelle (en 2006!), et j’y ai pris des dizaines de notes personnelles. J’ai une vieille version, mais je ne peux me résigner à la remplacer… Cependant, comme la langue évolue, je m’assure que la règle consultée n’a pas changé, en la validant bien souvent avec la BDL.

J’y trouve :
  • les règles de grammaire souvent utilisées,
  • les règles de typographie,
  • les anglicismes.

Je le consulte en format imprimé.


Guides spécialisés


Portail Le grand dictionnaire terminologique


Le GDT est géré par l’Office québécois de la langue française. Je m’en sers lorsque j’ai des questions de traductions ou d’anglicismes.

J’y trouve :
  • les bons termes à utiliser en ce qui concerne les mots traduits ou les anglicismes,
  • les définitions des mots spécialisés ou traduits,
  • l’orthographe des mots spécialisés ou traduits.

Je le consulte en ligne à l’adresse : http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/.


Portail Termium Plus


Termium est géré par le Bureau de traduction du gouvernement du Canada. J’y vais après avoir consulté le GDT, si je n’ai pas trouvé la réponse que j’attendais, ou pour avoir un deuxième avis.

J’y trouve :
  • les bons termes à utiliser en ce qui concerne les mots traduits ou les anglicismes,
  • les définitions des mots spécialisés ou traduits,
  • l’orthographe des mots spécialisés ou traduits.

Je le consulte en ligne à l’adresse : http://www.btb.termiumplus.gc.ca/.


Dictionnaire Le Colpron


Pour les anglicismes, le Colpron est une bonne référence. Je ne trouve pas toujours ce que je cherche, puisque nous sommes à l’ère où les anglicismes sont légion et souvent issus d’un langage spécialisé. Je suis parfois mieux servie avec le GDT ou le Multi. Par contre, il est synthétique et très facile à consulter. Un coup d’œil suffit.

J’y trouve :
  • les anglicismes.

Je le consulte en format imprimé. La dernière version existante date de 1999.


Outil Guide du rédacteur


Le Guide du rédacteur est complémentaire au Ramat de la typographie. Je le consulte quand le Ramat ne m’a pas donné de réponse, ou que je veux un deuxième avis.

J’y trouve :
  • les règles de typographie.

Je le consulte en ligne à l’adresse : http://www.btb.termiumplus.gc.ca/. Mais je le consulte plus souvent en format imprimé. Je trouve que c’est plus facile de feuilleter les pages, au cas où je ne pointerais pas tout de suite le bon article.


Guide Ramat de la typographie


Mon Ramat, il est indispensable. Pour toute question de typographie, il a la réponse. C’est très rare que je n’y trouve pas ce que je cherche.

J’y trouve :
  • les règles de typographie.

Je le consulte en format imprimé.


Guide L’art de ponctuer


Ce guide de ponctuation est simple à consulter et facile à lire.

J’y trouve :
  • les règles de ponctuation.

Je le consulte en format imprimé.


Guide Le prépositionnaire


J’aime bien le principe du prépositionnaire, qui nous dit laquelle des prépositions utiliser avec tel verbe ou tel adjectif. Par contre, j’y trouve ce que je cherche la moitié du temps seulement.

J’y trouve :
  • les prépositions.

Je le consulte en format imprimé.



Les guides de référence, avouons-le, sont légion et choisir le bon ouvrage relève souvent de la haute voltige. À titre de réviseure linguistique, je peux vous aider à garnir votre bibliothèque selon vos besoins. Et je peux volontiers réviser vos documents afin qu’ils soient sans fautes.

Merci de me faire confiance!

Vous pouvez m'écrire en cliquant ici.


Les règles qui nous font réfléchir

Si je révise un texte, dois-je suivre les règles, ou non ?

« Oui, mais pas toujours. »

Ne faites pas les gros yeux ! Je vous explique.

D’abord, savoir de quoi on parle. Dans ma question, quand je parle de suivre les règles, je parle des règles de grammaire, d’orthographe, d’usage… Les règles qu’on consulte dans les dictionnaires, les grammaires, les sites web reconnus… Je n’ai pas envie de toutes les compter, mais je sais qu’il y en a beaucoup.

J’en ai fait trois catégories pour (tenter de) simplifier :
  1. Il y a les règles très strictes, celles qui sont unanimes dans tous les dictionnaires et grammaires. « C’est toujours comme ça, il n’y a pas d’exception, un point c’est tout. » Honnêtement, qui s’obstinera sur le pluriel du nom « ami » ? On dit « des ami » ou « des amis » ? Ces règles-là sont strictes, claires et sans équivoque. Je me pose rarement des questions à leur sujet.
  2. Il y a les règles flottantes, celles qui sont résolues d’une façon dans certains ouvrages, et autrement dans d’autres. « C’est parfois comme ci, parfois comme ça, et il existe telle et telle exception. » Ce sont les règles les plus courantes (parce que le français est une langue d’exception, avouons-le !). Je dois alors choisir entre le comme ci et le comme ça. Les règles flottantes nous amènent à réfléchir, mais la réponse est souvent évidente dans le contexte, parce qu’elle est la mieux adaptée.
  3. Il y a finalement les règles pas-claires, celles qui donnent des maux de tête. Celles qui nous font hésiter parce qu’elles ne reflètent pas la réalité. « Le dictionnaire me dit de dire ceci, mais l’usage me dit de dire cela. J’entends plein de monde dire cela, pourquoi ne pourrais-je pas aussi l’écrire ? » C’est cette catégorie qui m’amène parfois à contourner les règles établies. Pourquoi ? À cause de ma vision de la langue et de son évolution.
Un exemple vous aidera à comprendre : le mot « look ». Comme dans « Ce tapis donne un look vieillot à mon salon. » Je vous place en contexte : cette phrase fait partie d’un texte web d’une femme qui a voyagé et qui a rapporté un tapis pour décorer sa maison. Admettons. C’est écrit à la première personne et le texte se veut éditorial, sérieux, crédible et professionnel. En révisant, je remarque le mot « look ». Et là, je me dis : troisième catégorie, règle pas-claire. Zut.
  • Marie-Éva, dans son Multi, me dit que « look » est un anglicisme et que je dois le remplacer par « allure ou style ».
  • Antidote me dit que « look » relève du registre familier et qu’il signifie « allure, aspect, style qu’une personne se donne ou que l’on donne à quelque chose. Le nouveau look d’une vedette du spectacle. Un journal qui rajeunit son look. »
  • Le Petit Robert me dit que « look » est attesté depuis 1977 et qu’il s’agit d’un mot anglais signifiant « aspect, allure ». Il dit aussi que c’est un anglicisme familier qui veut dire « aspect physique (style vestimentaire, coiffure…) volontairement étudié, caractéristique d’une mode. Il a un drôle de look. ➙ allure, genre. Un look d’enfer. Changer de look. ◆ Image donnée par qqch. ➙ style. »
Réflexion…

Analyse…

Ben là, Caroline, c’est clair me semble ! Les trois ouvrages disent que c’est mieux de dire « allure ou style ». Problème résolu.

Ben non ! Caroline se pose encore des questions ! Parce que son sentiment linguistique lui dit autre chose. (Son sentiment linguistique, c’est ce que son intuition sur la langue lui suggère tout bas dans le creux de l’oreille, en secret…)

Est-ce qu’on entend les gens utiliser le mot « look » lorsqu’ils parlent ? Est-ce qu’on en comprend le sens ? Même si on ne comprend pas l’anglais ? Et est-ce que ce mot vous semble relever du registre familier ? Oui, oui, oui et non. Ben non. Désolée. Moi, quand j’entends quelqu’un me parler du look de son salon, je ne trouve pas qu’il parle mal ou tout croche. Je ne trouve pas qu’il parle dans une autre langue. Je trouve ça normal. Je trouve que c’est un mot normal qui peut être utilisé dans à peu près n’importe quel contexte, même si on est dans une réunion importante avec des gens super importants.

Alors, si je pense que « look » est un mot normal, pourquoi mon questionnement ? Je devrais le conserver dans mon texte et ça devrait s’arrêter là. Mais non ! Je suis tout simplement déchirée ! Voilà. Je suis déchirée entre les règles établies et mon sentiment linguistique. Parce que les trois dictionnaires consultés me disent de le remplacer mais qu’en fait, je trouve que ce mot-là a le droit d’avoir sa place dans le texte. Et pourquoi serait-il exclu, le pauvre ? Pour protéger notre langue d’un vilain mot ? Pour garder notre langue pure ? Sérieusement ?

Et qu’en est-il de l’évolution de notre langue ? Croyez-vous que le français utilisé aujourd’hui est le même qu’il y a 300 ans ? J’espère que non. La langue a évolué depuis ce temps-là. Et évoluer signifie « changer ». Et pour qu’il y ait un changement dans notre langue, on a besoin de deux choses toutes simples : des mots et des personnes qui utilisent ces mots.

Si le Petit Robert, le Multi et Antidote ont envie de taper sur les doigts des gens en leur disant que ce n’est pas correct d’utiliser tel ou tel mot, tant mieux pour eux ! Moi, ce que je dis, c’est que les gens utilisent les mots qui leur plaisent, et c’est ça qui fera évoluer la langue à long terme.

Cela dit, je sais que ma vision n’est pas partagée par tout le monde. Je sais aussi que ma vision convient parfaitement à certains types de clients, des clients qui ont envie de faire parler leur propre réalité, avec des mots qu’ils connaissent. On n’est pas obligé de s’abaisser aux vulgarités, on n’a qu’à énoncer clairement et proprement des concepts qu’on côtoie tous les jours. Avec des mots de tous les jours.

Et dans mes révisions, j’ajoute parfois un commentaire à l’intention du client, sur un mot en particulier, pour attirer son attention. Je ne fais jamais un changement qui relève de ce genre de questionnement sans d’abord en discuter avec le client. C’est trop important pour lui… et pour moi !